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A PROPOS

C’est l’histoire d’une passionnée, d’une collectionneuse, d’une amoureuse des beaux objets. L’histoire d’une amatrice d’Art qui écumait salons, brocantes et galeries à la recherche de l’objet unique. Celui qui lui raconterait la plus belle histoire. Mais avant cela, c’est surtout l’histoire d’une petite fille rêveuse et aventurière qui passait ses vacances scolaires à chiner en cachette dans le grenier poussiéreux de sa grand mère. De toutes ces découvertes est née une passion pour la chine et la décoration.
Après une première vie dans le secteur de la lingerie fine, Sandrine a fait le pari d’un avenir plus créatif. Né du besoin de partager sa culture et son regard sur l’esthétique et le savoir-faire artistique. De partager aussi son admiration pour l’oeuvre, la matière et ceux qui la travaillent.

Rencontrer Catherine Capitaine, visiter son atelier proche d’une porte de Paris, c’est accepter de ne rien savoir, de rayer toutes notes déjà prises et de revenir à zéro.
Comme elle-même l’a si souvent fait. En voyageant, en s’installant sur des îles, qu’elles s’appellent Bréhat ou Saint Louis au Sénégal.

En changeant de matériau, d’outils et de terrain de jeu aussi.

L’harmonie avant tout

Catherine captive autant en expliquant le nombre d’or qu’en parlant diffusion idéale de la lumière.

En appliquant ses calculs, elle s’attaque à l’injustesse, aux dissonances. C’est dans la nature, dans ses lectures et dans les tableaux de maître qu’elle apprend. L’unité, elle la voyait déjà, petite, dans les grandes sculptures en pierre du 18ème siècle des fontaines dans lesquelles elle se baignait.

Aujourd’hui, en créant ses lampes de papier, ce sont nos leds excessives, « dangereuses pour nos yeux », qu’elle combat. Elle a compris la diffusion harmonieuse de la lumière.

« Sans structure, rien ne tient »

Catherine tient seule, c’est son secret. Celui qu’elle applique à chacune de ses créations. Quel que soit le matériau, du plus lourd au plus léger, l’armature doit être interne. C’est encore l’histoire du tout, de l’unité, de la structure globale de toute création. « Le nombre est dans tout. Un est dans tout. Et tout est relié. » C’est, chaque fois, « une question d’équilibre » : le noir, l’ombre, la lumière, la matière…

Une technicienne

Si l’on s’attend à la trouver en pleine session de découpage-pliage de papier, mieux vaut chercher ailleurs. Aujourd’hui, le papier investit les galeries d’art. Historiquement, le matériau, d’origine végétale et venu de Chine, artisanat japonisant pour certains, répond aux exigences écologiques de beaucoup. Il s’affiche propre et recyclé, s’expose dans les vitrines et sur nos murs. Léger et fin, il est malléable et s’amuse avec les volumes.

Le mot est là : volume. C’est sûrement celui qui a piqué Catherine.

L’arrivée du papier dans ses mains est « difficilement explicable, comme toute démarche créatrice ». Mais il est arrivé. Et la machine Capitaine s’est mise en marche. La réflexion sur le tracé, la structure, la construction a commencé. Et puis les tests, les découvertes, les pliages, les calculs, le recours à la géométrie et ce qui assure la tenue de son oeuvre.

S’alléger avec le temps

Avec les années, Catherine Capitaine est « passée des métaux au papier et de l’ombre à la lumière ». Avec toujours la même exigence : créer l’unité. « La Nature ne se trompe jamais. Il faut la laisser tranquille, elle s’organise parfaitement. » Ici, tout est dit. Regardez ses lampes, rien d’autre que du papier, aucune structure, aucun métal. Et ça tient. Même sous l’eau, ça tient. Catherine Capitaine a trouvé le bon papier, la bonne formule. C’est réfléchi, construit, l’alchimie parfaite.

Pour elle, travailler le papier, « c’est presque un amusement ». Une technique de méditation aussi, « ça me détend ». « C’est bon pour l’esprit de plier du papier », disent les japonais.

Pour méditer, Catherine prend des photos, chaque jour. Comme pour tenir son journal, « c’est une façon de me nourrir ».

Aller au delà de la forme

Finalement, le procédé trouvé, ses lampes deviennent un médium. « Communiquer dans la lumière, c’est toujours bien avec les gens. »

La designer est toujours là : elle prévoit que d’autres pourraient s’approprier ce support.

Finalement, c’est ce qu’elle a toujours fait, elle crée pour partager et insuffler quelque chose.

On imagine déjà un décor monumental sur scène. On visualise aussi une version plus intime, plus discrète, sur nos murs, nos plafonds ou posé sur un meuble. Parce que Catherine a pensé à tout : « Ce que je voulais, c’est un objet qui puisse se poser horizontalement, verticalement ou au plafond. Avec une même structure, sans avoir à changer le pied. »

« On évolue avec son support »

Lorsqu’elle en parle, les projets de Catherine existent déjà. Parce qu’elle y pense, elle fera.

Elle réfléchit à la broderie, elle a même déjà rencontré la brodeuse sur grande échelle. Ce seront des motifs en fil doré, sûrement. Elle essaiera…

Aujourd’hui, vous ne la trouverez sur aucun réseau social. Corner Art a la primeur de son univers, de l’expression de ce sur quoi elle s’appuie : l’unité en toute chose, la quête d’harmonie, la liberté de la vie d’artiste – ou d’artisan, « peu importe ». L’important, c’est de créer. C’est la vie.