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Corner Art, La plateforme de référencement des artistes et artisans français

C’est l’histoire d’une passionnée, d’une collectionneuse, d’une amoureuse des beaux objets. L’histoire d’une amatrice d’Art qui écumait salons, brocantes et galeries à la recherche de l’objet unique. Celui qui lui raconterait la plus belle histoire. Mais avant cela, c’est surtout l’histoire d’une petite fille rêveuse et aventurière qui passait ses vacances scolaires à chiner en cachette dans le grenier poussiéreux de sa grand mère. De toutes ces découvertes est née une passion pour la chine et la décoration.
Après une première vie dans le secteur de la lingerie fine, Sandrine a fait le pari d’un avenir plus créatif. Né du besoin de partager sa culture et son regard sur l’esthétique et le savoir-faire artistique. De partager aussi son admiration pour l’oeuvre, la matière et ceux qui la travaillent.

Les nuances de l’ardoise

Sur le salon Maison&Objet, son arbre avait la majesté d’une nuit étoilée. Du noir-gris vibrant.

La mosaïste contemporaine, Paulina Okurowska, a trouvé sa matière minérale idéale.

« Plastiquement très intéressante » parce qu’à la fois fine et solide, plate et résistante, l’ardoise se récupère facilement. Paulina l’aime rouillée, avec le lichen encore bien accroché. Dans l’atelier, l’artisan cassera elle-même les morceaux pour raconter ses impressions, ses « choses du moment ».

L’ardoise a déjà vécu, elle l’aide à dire.

Associée à la pâte de verre, la pierre répond aux envies d’architecture et d’organique de Paulina. La créatrice anime des tableaux abstraits ou monte des tours qu’elle met parfois sous cloche. Elle raconte en relief, fascinée par la répétition à l’infini des cellules et petites particules. La mosaïste accumule les matières pour créer des « petits mondes fantastiques à préserver. Comme si je faisais pousser un souvenir, je lui rends hommage et le fais vivre. Je déplie la pierre. »

Les nuances et contrastes de l’ardoise sont déjà riches, suffisamment bavards pour permettre à Paulina d’éviter le kitch des couleurs.

Progressivement, la mosaïste élargit sa gamme : elle fixe des feuilles, des poils, de la plume ou des écailles sur ses supports. En fonction de ses envies de volume, elle travaillera sur le métal, le polystyrène expansé ou le béton. Et en fonction du moment, ce sont des « paysages Ardographein » ou des bas-reliefs qu’elle compose.
Des variations nécessaires pour une créatrice avide de nouvelles matières à travailler.

Sur le salon, on l’a aimée. Corner Art compte bien la suivre pour s’étonner encore de voir la nature entrer.