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A PROPOS

C’est l’histoire d’une passionnée, d’une collectionneuse, d’une amoureuse des beaux objets. L’histoire d’une amatrice d’Art qui écumait salons, brocantes et galeries à la recherche de l’objet unique. Celui qui lui raconterait la plus belle histoire. Mais avant cela, c’est surtout l’histoire d’une petite fille rêveuse et aventurière qui passait ses vacances scolaires à chiner en cachette dans le grenier poussiéreux de sa grand mère. De toutes ces découvertes est née une passion pour la chine et la décoration.
Après une première vie dans le secteur de la lingerie fine, Sandrine a fait le pari d’un avenir plus créatif. Né du besoin de partager sa culture et son regard sur l’esthétique et le savoir-faire artistique. De partager aussi son admiration pour l’oeuvre, la matière et ceux qui la travaillent.

Lorsqu’il parle d’amour, il cite Shakespeare, « le meilleur dans le domaine ». Jean-Paul n’est pas mauvais non plus. C’est le genre d’homme qui part même s’il aime et qui en souffre encore des années après. Mais de cette souffrance – comme de ses yeux – il se sert. Pas comme le ferait l’artiste maudit qui, dit-on, transcende sa douleur !

Jean-Paul n’a pas le sens du tragique, c’est un optimiste, un actif ingénieux, à l’aise « côté business ». De l’artiste, il a la sensibilité exacerbée et l’oeil, celui qui « ne s’apprend pas ». L’origine de ce mix idéal artiste-homme d’affaires est sûrement familiale mais Jean-Paul ne s’en contente pas.

Pour toujours plus de justesse, « il faut désapprendre, se re-programmer, faire les voyages ». Il parle d’harmonie, de vibrations et de Nature, il aime le figuier devant son cabinet.

Le monument de Montmartre

Il y est né et y est resté, « J’y reviens toujours ». Et pourtant Jean-Paul ne s’arrête jamais. Il y a d’abord eu un scénario écrit avec sa « copine de l’époque » dans leur chambre de bonne. Une discussion ensuite avec un inconnu qui lui parle radio. Jean-Paul est intéressé, il veut faire, il fait. Les câbles passés par la cheminée, l’antenne sur le toit, le studio s’installe dans la chambre de bonne. « On parlait, on passait de la musique et, un jour, pour savoir si quelqu’un nous écoute, on fait une annonce en proposant d’appeler… Le téléphone a sonné ».

Radio Arlequin, station « libre » ou « pirate » est née, clandestine. Habile, Jean-Paul Lubliner sait s’entourer et s’adapter. Et finalement, en 1987, à la faveur de la seconde attribution des fréquences, il participe à la création de Radio Nova. Une sacrée aventure ! Mais il lui faut vite faire autre chose.

L’artiste est un médium

Ce sera un magazine, Sans nom. Une première mouture d’abord avec Kappauf et Vincent Bergerat, ce magazine deviendra le Citizen K que l’on connait aujourd’hui. L’aventure n’était sûrement pas terminée : en 1993 sort le premier numéro de la revue de moeurs et de littérature Sans nom, toujours. Jean-Paul en partage la direction avec Frédéric Joignot et Frédéric Taddeï en est le rédacteur en chef. La publication défraie la chronique.

Il est allé au bout de son inspiration : « Si tu es juste, il ne peut pas t’arriver grand chose ».

Instinct de survie ?

Jean-Paul pourrait ne rien dire. Ses yeux parlent déjà beaucoup. Mais heureusement il raconte ce qui, projet après projet, le pousse.

Par amour, le 31 décembre 1998, il s’impose d’aller chaque jour au même endroit, une année entière. Là encore sans trop réfléchir, il l’a décidé. Donc il le fait. Pendant 365 jours, il photographie la Tour Eiffel et son décompte lumineux. Il immortalise le passage vers le troisième millénaire. Ce qu’il donne surtout à voir, c’est la vie. Il la voit dans l’objectif. C’est comme son instinct de survie, « ma vie, à ce moment là, a besoin d’autre chose ».

Les premiers jours, c’est encore un effort, un rythme difficile vécu comme une « prison parisienne ». Mais il résiste et se confronte à lui-même, l’homme « pressé, jamais disponible » a besoin d’une « pause salutaire ». Et très vite, LA photo lui est donnée : trois mouettes, au premier plan, le regardent dans les yeux. Alors, forcément, il continue. Et ça marche, on le suit. Les médias d’abord, Le Parisien et Le Monde. Ses photos sont 365 témoins de la vie et du temps qui passe.

Jacqueline Nebout, alors président-directeur général de la société nouvelle d’exploitation de la Tour Eiffel, décrit l’artiste comme un « faiseur d’images dont l’oeil guette l’au-delà de la vie ». Elle « soupçonne le temps d’être le véritable objet de la recherche » de Jean-Paul. Elle parle aussi de l’éloquence de son talent. Tout est dit.

Voyage immobile

Son oeuvre « TOUR EIFFEL voyage immobile » a été labellisée Mission 2000 et a voyagé en grande ambassadrice de la France. En 2005, 100 tirages monumentaux rétro éclairés de 4 mètres sur 3 mètres sont exposés à Shanghai en présence de Jean-Pierre Raffarin et de membres des gouvernements français et chinois. L’exposition tourne ensuite à Pékin, sur la Grande Muraille de Chine puis à Hong Kong. Veille de Typhon à Hong Kong ? Aucun problème, l’exposition s’installera en intérieur : « La Tour Eiffel s’adapte très bien à tout. »
La photo était un vieux rêve intimidant, finalement elle lui « a ouvert les yeux ».

Ce qu’il a vu notamment :

A J-267 : Michel, mort quelques jours plus tard : l’alcool, l’usure. Il avait installé un abri de fortune sur ce pont.

J-180 : 5h du matin, la Seine comme une mer d’huile.

J-139 : De dos, Mathieu Ricard, traducteur officiel du Dalaï Lama.

J-123 : 31 août, deuxième anniversaire de la mort de Diana…

Il a regardé la vie, donc l’architecture aussi. Rapidement, il créé son cabinet d’architecture Atelier 18. A l’époque, pour les photos, il lui avait fallu s’équiper : appareils photo et sac à dos. Des années plus tard, c’est le diplôme d’architecte qui lui manque. Alors il retourne à la fac et l’obtient avec mention.

Rien ne l’arrête, surtout pas les règles qui le rendent plus créatif encore. Il les contourne.

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