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A PROPOS

C’est l’histoire d’une passionnée, d’une collectionneuse, d’une amoureuse des beaux objets. L’histoire d’une amatrice d’Art qui écumait salons, brocantes et galeries à la recherche de l’objet unique. Celui qui lui raconterait la plus belle histoire. Mais avant cela, c’est surtout l’histoire d’une petite fille rêveuse et aventurière qui passait ses vacances scolaires à chiner en cachette dans le grenier poussiéreux de sa grand mère. De toutes ces découvertes est née une passion pour la chine et la décoration.
Après une première vie dans le secteur de la lingerie fine, Sandrine a fait le pari d’un avenir plus créatif. Né du besoin de partager sa culture et son regard sur l’esthétique et le savoir-faire artistique. De partager aussi son admiration pour l’oeuvre, la matière et ceux qui la travaillent.

À la conquête des éléments

Passionnée de voile, cette Bretonne d’origine n’a pas un parcours commun. Diplômée d’école de commerce, elle travaille pendant cinq ans dans la finance avant de lâcher les cordons de la bourse pour prendre le large. Armée d’une personnalité téméraire, elle n’hésite pas à braver vents et marées en se lançant dans une traversée de l’Atlantique à la voile.

A son retour sur la terre ferme, c’est dans l’industrie du flaconnage pour la haute parfumerie qu’elle reprend ses activités.

Davantage portée sur le sport et le bricolage qu’elle pratiquait très régulièrement, c’est par l’intermédiaire d’une amie qu’elle découvre, il y a une vingtaine d’années, la sculpture Raku.

À cette époque Marie n’est pas du tout dans le milieu artistique, elle ne dessine pas et nous avoue même ne pas être une habituée des musées. Mais elle retrouve dans la technique du Raku les codes de l’industrie verrière qui la fascinent, alliant le travail de la terre, de l’eau et du feu.

Une autodidacte créative

Après avoir bricolé son premier four dans le jardin familial, en Bretagne, Marie se lance dans la sculpture Raku et rencontre très rapidement ses premiers succès, en témoigne le prix jeune créateur qu’elle décroche dès sa première exposition.

C’est en 2005, à la naissance de son fils, qu’elle décide de se consacrer professionnellement à cette pratique pour laquelle elle semble avoir de sérieuses prédispositions. Après une première édition réussite au Marché d’Art Contemporain de Paris (2005) elle rencontre ses premiers galeristes, mais c’est le salon Maison et Objet qui donnera un véritable envol à sa carrière. C’est d’ailleurs à cette période que l’univers créatif de cette autodidacte s’affirme : « Je suis passée sur des grands formats, exclusivement noirs et blancs, avec une recherche approfondie sur les matières, j’ai aussi réalisé mes premières collections haute couture. »

Son savoir-faire et son audace créative lui vaudront d’intégrer les Ateliers d’Art de France, d’être lauréate du Prix Paul Belmondo au Salon d’Automne (2007) et d’exporter aujourd’hui ses œuvres à travers le monde.

Inspiration haute couture

Marie Juge puise son inspiration dans le monde qui l’entoure, des silhouettes de son quartier Parisien jusqu’aux expositions mode et haute couture qu’elle fréquente assidûment. Dior, Jean-Paul Gaultier, Michiko Koshino, Comme des Garçons font partie des univers créatifs qui 

l’inspirent et dans lesquels s’inscrit son œuvre.

Elle témoigne d’ailleurs de l’influence qu’a eu la grande couturière contemporaine Madame Grès sur son travail ; une créatrice réputée pour sculpter ses pièces et tailler les robes dans le tissu. « En sortant d’une rétrospective, j’ai appris qu’elle portait ce nom d’emprunt (Grès) car elle voulait initialement être sculpteur. J’ai mieux compris pourquoi ses robes me faisaient penser à la sculpture, c’est qu’elles sont justement créées comme des sculptures. »

Cette exposition étant présentée au musée Maillol, il n’en aura pas fallu davantage à Marie pour tisser le lien entre ses propres œuvres et les côtes de la haute couture. Encore aujourd’hui, cette révélation influence ses créations dans lesquelles on retrouve nombre des fameux drapés de Madame Grès.

Depuis trois ans, la céramiste développe également de nouvelles collaborations, fruit de rencontres créatives, notamment avec la brodeuse d’art Japonaise Kyoko ou avec la mosaïste Parisienne Véronique Darcon-Cazes.

Liberté chérie

Cette artiste autodidacte travaille à l’instinct, avec pour seuls objectifs de profiter de ce plaisir de création, de cette liberté et de cette ouverture d’esprit.

Une ambition nourrie par la dimension humaine qu’elle conserve dans ses deux collections annuelles : « Il faut prendre son temps et essayer de na pas être trop ambitieuse pour continuer à se faire plaisir, je ne veux pas me perdre dans la production de série. La pièce unique m’apporte une liberté artistique et intellectuelle fabuleuse. »

Marie Juge se définit comme spontanée et aléatoire, privilégiant l’improvisation au conformisme et les essais à la rigueur d’un processus créatif.

Pour cette créatrice compulsive et imprévisible, la sculpture est liée à son état d’esprit : libre et autonome. « (…) chaque chose que je dois définir, planifier, organiser, je le vois comme une contrainte, alors je m’en éloigne pour rentrer dans la brèche de la liberté. »

Voilà une artiste passionnée, au caractère bien trempé !

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