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A PROPOS

C’est l’histoire d’une passionnée, d’une collectionneuse, d’une amoureuse des beaux objets. L’histoire d’une amatrice d’Art qui écumait salons, brocantes et galeries à la recherche de l’objet unique. Celui qui lui raconterait la plus belle histoire. Mais avant cela, c’est surtout l’histoire d’une petite fille rêveuse et aventurière qui passait ses vacances scolaires à chiner en cachette dans le grenier poussiéreux de sa grand mère. De toutes ces découvertes est née une passion pour la chine et la décoration.
Après une première vie dans le secteur de la lingerie fine, Sandrine a fait le pari d’un avenir plus créatif. Né du besoin de partager sa culture et son regard sur l’esthétique et le savoir-faire artistique. De partager aussi son admiration pour l’oeuvre, la matière et ceux qui la travaillent.

Du doigté

« Avec le bois, on peut tout faire ». Des maquettes de bateaux à 8 ans, des cabanes en camp scout et même de la lutherie quand un peu plus tard il se met à la musique.

Aujourd’hui, les guitares sont toujours là mais celles de Matthieu restent à la maison. Son frère, Auré, monte sur scène avec les siennes. Chacun son truc. Avec ses mains, Matthieu sait faire. Il suffit ensuite de prendre la bonne direction. Départ en formation en Belgique où Christophe, un cousin, est déjà. En tout, Matthieu passera 6 ans à l’Institut Saint Luc de Tournai. Aujourd’hui encore il travaille avec des amis qu’il y a rencontrés. Et aujourd’hui encore il y retourne régulièrement avec femme et enfants.

Au début pour financer ses créations, il restaurait du mobilier. Avec le temps, il a affiné son projet, peaufiné ses techniques et entretenu ses amitiés.

Collectif MS

La fidélité de Matthieu a déteint sur la structure qu’il a monté. Puisque les métiers d’art sont complémentaires, c’est un collectif qui s’est organisé. Ensemble, on collabore et on s’expose : céramique raku, marqueterie végétale, porcelaine, sculpture et ferronnerie…

Lorsqu’il a proposé une création pour le prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la Main, c’est avec d’autres anciens de Saint Luc qu’il a collaboré. Des ébénistes mais pas uniquement.

La table-coffret Octopus est une œuvre unique collective qui mêle les savoir-faire de l’ébéniste, du marqueteur et du sculpteur d’aluminium. Son coffret Secret aussi est un travail commun.

L’esthétique pratique et poétique

Pour concevoir une pièce, Matthieu ne respecte pas de « philosophie particulière ». Il le dit lui-même : sa démarche est « plutôt impulsive ».

A la question, « pourquoi choisir l’oeuf d’autruche » pour l’un de ses luminaires, la réponse est nette, très logique : pour cacher l’ampoule. La raison est esthétique et Matthieu authentique, comme ses matières. Pas de philosophie certes mais une méthode au moins : tirer d’une matière tout ce qu’elle peut offrir et la détourner parfois. Pour sa danseuse, un luminaire sculptural, il associe le bois qu’il connait bien à de nouveaux matériaux rencontrés.

Avec Geneviève, il a découvert la feuille de palmier Pambil, palmier rare des forêts amazoniennes. Les feuilles tombées au sol sont récoltées quelques jours par an seulement et se travaillent un peu comme le cuir. Vernies naturellement, les palmes deviennent aussi dures et résistantes que le bois. Les matières s’associent.

Objets naturels

Matthieu travaille le bois pour mettre en valeur la nature brute. D’abord, il prend la matière telle quelle, simplement parce qu’elle l’intrigue. Ensuite, il imagine des associations pour lui offrir une seconde vie.

Lorsqu’il met en scène les gorgones (espèce organique proche du corail) sur socle, en applique ou en lustre suspendu, il joue avec elles et la lumière. Il cherchait l’esthétique, c’est réussi « l’arbre corail projette sa dentelle de bois sur les murs ».

Pratique, Matthieu voulait proposer des appliques jolies de face comme de profil. Et la gorgone tient parfaitement son rôle, allumée ou non.

Il se sert des nervures de la nature, elles permettent à la lumière de se faufiler. Des noix de Sapucaja, venues d’Amazonie, il récupère la carcasse. La matière très dense de la coque se perce facilement, elle résiste aux chocs et à l’humidité. Sous l’arbre, les lézards en font leurs habitacles. Matthieu, lui, crée un « objet naturel », une lampe photophore.

Ses premiers prototypes sont nés en Belgique, ils s’exposent aujourd’hui encore dans le showroom val d’oisien. Le Val d’Oise, Matthieu y a grandi. Après un peu de Québec et beaucoup de Belgique, il est rentré y installer sa famille et les bébés : deux enfants et l’atelier.

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