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A PROPOS

C’est l’histoire d’une passionnée, d’une collectionneuse, d’une amoureuse des beaux objets. L’histoire d’une amatrice d’Art qui écumait salons, brocantes et galeries à la recherche de l’objet unique. Celui qui lui raconterait la plus belle histoire. Mais avant cela, c’est surtout l’histoire d’une petite fille rêveuse et aventurière qui passait ses vacances scolaires à chiner en cachette dans le grenier poussiéreux de sa grand mère. De toutes ces découvertes est née une passion pour la chine et la décoration.
Après une première vie dans le secteur de la lingerie fine, Sandrine a fait le pari d’un avenir plus créatif. Né du besoin de partager sa culture et son regard sur l’esthétique et le savoir-faire artistique. De partager aussi son admiration pour l’oeuvre, la matière et ceux qui la travaillent.

Véronique, avant de devenir mosaïste vous étiez relieur-doreur, parlez-nous de ce parcours étonnant…

Effectivement, j’ai suivi des études de reliure-dorure à l’Union Centrale des Arts Décoratifs avant d’exercer pendant une quinzaine d’années au sein des bibliothèques de la ville de Paris, notamment à la médiathèque Edmond Rostand. C’est un métier passionnant que je transmets encore aujourd’hui en donnant des cours à Mediadix (Pôle métiers du livre de l’Université Paris X – Nanterre) et au CNFPT d’Orléans. Créer des livres-objets en travaillant différentes matières ça me plaît beaucoup, poser ces décors sur des mots c’est aussi une façon de raconter une partie de l’histoire.

J’ai commencé la mosaïque en 2000 en prenant un premier cours très basique, et pendant une dizaine d’année j’ai approfondi mon savoir-faire en découvrant de nouvelles techniques auprès de différents professeurs. La patience, la minutie, la précision, ces qualités nécessaires à mon premier métier m’ont vraiment aidé dans ce nouvel apprentissage.

J’ai ouvert mon atelier en 2012, à Montmartre, un quartier que j’affectionne beaucoup et dans lequel j’habite. Je l’ai baptisé Des mots des mosaïques, comme un trait d’union entre mes deux vies créatives.

Depuis, j’exerce cette activité passionnante à plein temps. J’ai intégré les Ateliers d’Art de France qui m’ont donné un vrai coup de pouce pour les salons, notamment Maison et Objet, ou les expositions. Cela m’a ouvert des portes et permis de développer une clientèle internationale.

Et aujourd’hui, qu’est-ce qui stimule votre créativité ?

En quelques années, je suis passée du papier et du cuir des couvertures de livres, aux matières minérales de la mosaïque traditionnelle. La matière est la chose qui me touche le plus, en particulier le minéral : ardoise, marbre, verre… J’ai grandi à Provins, une ville médiévale, où j’étais entourée par la pierre alors c’est devenu pour moi un élément naturel vital.

La couleur m’inspire également beaucoup, le noir principalement, mais aussi les couleurs vives. Quand je travaille, ma créativité est définie par la matière et les couleurs. Les choses se font seules, je me connecte à la matière sans préméditer ce qui va pouvoir se passer. Il y a une grande part de méditation dans ma création.

La mosaïque est un travail très multisensoriel : avant de produire une pièce, je scrute, touche et retouche chacune des tesselles pour en choisir la texture, la couleur et la forme. Et la
musique joue aussi un rôle important dans mes créations : j’ai produit mon dernier totem sur une musique de London Gramar !

Cette matière qui vous stimule, comment la cherchez-vous ?

J’ai l’habitude de dire que je suis une cueilleuse, je passe mon temps à ramasser ce que je trouve ! Pour moi, la mosaïque c’est aussi donner une seconde vie aux matières, en les mettant en scène dans les histoires que je veux raconter.

Il m’arrive de travailler avec du verre brisé, avec d’anciennes ardoises de toiture qui portent les stigmates du temps, ou avec des galets que je ramène de voyage. Notamment la série de tableaux Grèce qui est entièrement faite de galets ramenés d’un voyage sur les îles helléniques ; ici c’est la nature qui parle d’elle-même…

La série Peau de pierre est un clin d’œil à la reliure, elle est faite d’ardoise et de cuirs précieux (cuir d’autruche et galuchat – cuir de poisson). Des matières que je n’ai jamais utilisé dans mon précédent métier.

Vous privilégiez les séries aux pièces uniques ?

Les totems sont mes formats de prédilection, mais je produis beaucoup de séries thématiques (« Particules », « Écorces », « Envol » etc.) qui me permettent de décliner, à partir d’un même format, une idée créative selon les matières, les couleurs… Ce ne sont que des pièces uniques même si le format peut être identique.

J’aime aussi produire des ensembles de tableaux qui forment des chemins (diptyques ou triptyques voire plus) et qui peuvent s’accrocher dans un sens ou dans un autre, selon l’histoire qu’on y perçoit ou son humeur du moment.

Un mot sur vos collaborations ?

Que ce soit par l’intermédiaire des Ateliers d’Art de France, ou lors de salons et expositions, j’ai l’opportunité de faire beaucoup de rencontres. Des organisations, des artistes, des designers ou des artisans avec qui je collabore sur certains projets. Je travaille notamment avec une créatrice de bijoux (Vesna Garic), une designer restauratrice de mobilier (Mademoiselle Bon) ou une céramiste Raku (Marie Juge) qui incorporent des détails en mosaïque dans leurs créations.

J’ai également réalisé des trophées sur mesure pour le prix du Festival du film sur les métiers d’art (FIFMA 2018) et le Trophée des Femmes en or 2016 en collaboration avec Artempo. Ce type de collaboration m’intéresse beaucoup.

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