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A PROPOS

C’est l’histoire d’une passionnée, d’une collectionneuse, d’une amoureuse des beaux objets. L’histoire d’une amatrice d’Art qui écumait salons, brocantes et galeries à la recherche de l’objet unique. Celui qui lui raconterait la plus belle histoire. Mais avant cela, c’est surtout l’histoire d’une petite fille rêveuse et aventurière qui passait ses vacances scolaires à chiner en cachette dans le grenier poussiéreux de sa grand mère. De toutes ces découvertes est née une passion pour la chine et la décoration.
Après une première vie dans le secteur de la lingerie fine, Sandrine a fait le pari d’un avenir plus créatif. Né du besoin de partager sa culture et son regard sur l’esthétique et le savoir-faire artistique. De partager aussi son admiration pour l’oeuvre, la matière et ceux qui la travaillent.

On le dit « alternatif » mais c’est bien du cuir. Le monde de la tannerie s’adapte et laisse officiellement une jolie place au cuir marin. Bonne nouvelle ! Un peau belle et résistante et davantage de choix pour les créateurs. Des productions de haute qualité, venues de la mer, responsables et scientifiquement prouvées.

Le saumon sort de la tannerie. Et celle-ci s’appelle Ictyos. Bienvenue !

Le cuir marin n’est pas nouveau.

Vous connaissez le galuchat ? Alors vous connaissez le cuir de poisson.
Utilisée dans le mobilier ou en maroquinerie, cette peau de raie tire son nom du Maître gainier parisien, Jean-Claude Galluchat, qui l’utilisait déjà au 18ème siècle.

« Démocratiser le cuir marin », c’est ce à quoi travaillent les trois co-fondateurs de Ictyos (« Poisson », en grec ancien). Ils ne sont pas les seuls, c’est vrai, mais ils prennent le temps de bien faire les choses. Ils ont l’exigence, les compétences techniques et le soutien de la filière cuir.

A la tête de la structure, ils sont trois. Trois jeunes amis, ingénieurs et passionnés qui n’oublient pas que « tout est chimie ». Pragmatiques et raisonnables.

Ces anciens étudiants ingénieurs du pôle de chimie verte de Paris ont dépassé l’âge de raison, ils choisissent la révolution. C’est au monde du cuir qu’ils s’attaquent. « La matière est noble et particulière ». Et son image, disons-le, n’est pas vraiment propre…

La chimie peut-être positive, rendons-la créative

« Stimuler les créateurs » en apportant un matériau, pas si nouveau, mais intelligemment responsable et de très haute qualité. De l’artisanat engagé.
La consommation de poisson augmente. Avec elle, les déchets. Logique ! Les peaux de poissons viennent allonger la liste des « ressources inexploitées ».
C’est là que les néo-tanneurs interviennent. Ils vont chercher leur matière première « là où le poisson est consommé ».
Les restaurateurs et acteurs de l’agro-alimentaire s’engagent avec eux et leur fournissent des peaux, toutes issues de la consommation française.

Les procédés de tannerie traditionnelle adaptés

Les peaux récupérées sont transformées selon des procédés, adaptés certes, mais les techniques de base sont traditionnelles. Et le vocabulaire est le même.

Les peaux récupérées, d’1 mm d’épaisseur, sont écharnées et brassées dans un foulon pour en retirer les odeurs. Les tanins végétaux viennent rendre la peau imputrescible, ils sont ensuite maturés. Des émulsions viennent teinter le cuir puis le palissonner, l’assouplir.

La dernière étape rend le cuir résistant à l’eau et à la lumière. C’est bien du cuir.

Devenir la tannerie la plus innovante et éco-responsable du monde

L’ambition d’Ictyos est claire. Leurs engagements écologiques profonds ne doivent pas impacter la haute qualité du cuir marin. Le travail de recherche et développement a abouti à la mise au point de procédés de tannage végétal spécifiques à chaque poisson.

Le cuir de saumon, poisson consommé en masse en France, est donc le premier à sortir de l’atelier de 300 m2 récemment inauguré près de Lyon.
Le premier aussi à avoir été présenté officiellement aux professionnels de la mode lors du salon Première Vision en septembre dernier.

L’entreprise avance proprement mais sûrement. Benjamin, Gauthier et Emmanuel sont fiers d’avoir « inventé leur métier », ils cherchent constamment à faire encore mieux. Pas à pas.

Bientôt, l’atelier sera capable de recycler 97% de l’eau nécessaire au tannage végétal.
Et côté production : à chaque année, sa peau de poisson. 2020 sera celle de l’esturgeon.